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MAËVA ET ANTOHNY

MAËVA ET ANTOHNY

PVT au Canada en pleine pandémie de la COVID-19

PVT au Canada: Le départ

Le 6 janvier 2020, nous quittons notre Plat-Pays pour vivre l’expérience d’un Permis Vacances Travail (PVT au Canada). Le Coronavirus ou pour les intimes, la COVID-19 (oui au Canada on dit « la ») ? On n’en avait jamais entendu parler avant notre départ. Au fil des semaines qui ont précédées notre arrivée au Canada (car oui, on avoue avoir  « un peu » traîné dans les Antilles avant :)) ce nom de virus résonnait de plus en plus dans nos oreilles. Au début, ce dernier ne semblait être qu’un énième autre problème qui touche « l’autre partie »du globe. Tu vois, le genre de problème qu’on trouve « triste » mais dont tout le monde s’en fout en réalité car ça ne le concerne pas.

Au cours du mois de janvier, nous avons commencé à entendre parler de ce virus à travers des scandales liés à certains comportements discriminatoires envers la population asiatique (énorme tchiiiip pour ces comportements débiles d’ailleurs). On parlait de contamination et de décès mais une fois de plus, c’était trop loin pour s’en préoccuper. 

« Après tout, ce n’est pas la première fois qu’un virus tue des milliers de personnes, non ? Le virus Ebola c’était pareil, pourquoi devrait-on stresser ? La Chine c’est loin de toute façon… On trouve des situations tristes et malheureuses. Mais tant que ça ne nous affectent pas personnellement, nous y consacrons que rarement de l’énergie, de l’attention et de l’importance. »

PVT au Canada: La remise en question

Malheureusement, au fil des semaines, la situation a commencé à changer. Notre aventure PVT au Canada serait-elle remise en question?

Ce virus semble se rapprocher dangereusement  des nôtres, de notre continent et puis finalement, même de notre Plat-Pays, la Belgique. Mais entre l’Europe et le Canada il y a un grand océan…Il ne faut pas s’inquiéter, le virus restera de l’autre côté du globe, et pourtant…

11 mars 2020, après avoir passé deux magnifiques mois dans les Antilles, nous voici arrivés à Montréal: C’était le début de notre PVT au Canada. Ce moment, on l’attendait avec impatience. On a eu l’énorme chance d’avoir été tirés au sort tous les deux et d’obtenir un PVT au Canada. Elle est pas belle la vie ? 

Des projets, on en a plein: travailler dans le secteur du tourisme, découvrir le Québec, ensuite partir en Colombie-Britannique ou en Alberta. Là aussi nous allons travailler et d’ailleurs pourquoi pas dans une station de ski ? Découvrir les parcs nationaux, ah oui et n’oublions pas le Yukon aussi… Ce serait bien d’y aller pour voir les aurores boréales non ? 

Bref, des plans dans nos têtes on en avait plein. On était loin d’imaginer ce qui allait suivre dans les prochaines semaines. Encore moins que ça allait avoir un impact sur notre début de PVT au Canada.

Drapeau canada montagne pvt

Passage de la douane

Lorsque nous sommes arrivés à l’aéroport de Montréal, aucune mesure n’était prise concernant le coronavirus. Nous avions une légère appréhension car lors de notre départ de Martinique, il y avait un premier cas sur l’île. Néanmoins, ce n’était pas grand-chose comparé avec le reste du monde. En effet, il y avait moins de 30 cas répertoriés dans tout le Canada. Cette situation n’était pas alarmante en comparaison avec la situation en Chine et en Iran. À l’aéroport, la seule question à laquelle nous devions répondre était: si nous avions été dans un de ces deux pays durant les 14 derniers jours. Après avoir longuement fait la file et réceptionné nos visas auprès de l’agent de l’immigration, nous étions enfin bel et bien arrivés au Canada. Il faisait froid, ça c’est certain. Lorsque tu passes deux mois dans les Antilles, l’arrivée est difficile mais la joie et l’excitation de commencer cette nouvelle aventure prend le dessus. De plus, on avait hâte de retrouver une très bonne amie de longue date. Le tout surpassait le désagrément des degrés manquants.

PVT au Canada: Nos premiers pas à Montréal

Notre Pvt au Canada à commencé à Montréal.
Pour ce premier mois, nous avions décidé de louer un appartement en plein centre ville (pas très loin du parc Mont-Royal vers la station Guy Concordia). Très vite, on comprend que Montréal n’est pas la ville qu’on avait espérée (on en fera un article dédié pour t’expliquer tout ça). Après avoir entrepris toutes les démarches nécessaires comme l’ouverture d’un compte bancaire et la création du NAS pour pouvoir travailler, nous avons commencé nos recherches d’emploi.

En Belgique ou ailleurs, nous avons toujours trouvé très facilement du travail. Lors d’une expérience comme un PVT, nous savons nous montrer très flexibles. C’est donc avec un grand enthousiasme que nous avons commencé nos premières recherches d’emploi sur des sites comme: Indeed, Randstad, Adecco, etc…. Pendant ce temps là, le monde a continué à tourner et les choses ont changé. Trois jours après notre arrivée, de nouvelles mesures sont mises en places par le gouvernement canadien pour limiter la propagation du virus. Quarantaine pour tous les voyageurs qui entrent sur le sol canadien, fermeture des magasins non essentiels, fermeture des frontières, bref en une semaine de temps, tout avait changé. Tu penses bien que dans une situation aussi imprévisible que celle-ci, toutes les portes pour du travail se sont fermées les unes après les autres. Sacrée claque pour le moral…

Recherche d'emploi

Sans prétention aucune, nous n’avons pas l’habitude de voir des portes se fermer à nous au niveau professionnel…Alors envoyer plusieurs cv sans avoir la moindre réponse ou en ayant des réponses du style: « votre profil est intéressant mais il faut attendre la réouverture des commerces et des industries pour la suite… », c’est pas ce qu’il y a de plus motivant à entendre.

Ce qu’il faut savoir sur  le PVT au Canada c’est que c’est évidemment une chance inouïe de découvrir de nouveaux paysages et un pays qui nous attire énormément.

Mais c’est également, un moyen pour nous d’épargner de l’argent afin de financer un réel projet de vie par la suite. Avec tous ces chamboulements liés au coronavirus, le doute s’est installé dans notre esprit.

À ceci, s’est rajouté:

  • la pression des différents gouvernements demandant à leur citoyens de rentrer dans leur pays d’origine
  • aux nombreuses questions de nos proches nous demandant si on allait rentrer ou non 
  • les différents retours de voyageurs partout dans le monde qui rentraient chez eux les uns après les autres.

Tous ces éléments rajoutés à la situation sur le marché du travail nous a fait peur : « Tu t’imagines si on dépense toutes nos économies à rester confiner à Montréal au lieu de les investir dans notre projet ? » Car oui, certes, nous n’avons aucun souci à utiliser nos économies pour voyager (je pense qu’on l’a prouvé à de nombreuses reprises) mais dépenser nos économies pour vivre dans un espace confiné? Il en est hors de question.

Les scénarios possibles

Plusieurs scénarios ont été envisagés et nous avons pour chacun d’entre eux fait un point sur les avantages et les inconvénients :

  • On rentre à Bruxelles ? L’avantage: On sera près de nos proches pour traverser tout cela ensemble. Le désavantage: Notre expérience au Canada tombe à l’eau. De plus, nous n’allons pas retrouver notre vie d’avant en rentrant.
  • On retourne en Martinique ? Bonne blague ! Faut-il d’abord savoir s’y rendre. Mais que ferait-on là-bas si on ne peut ni y travailler ni profiter des lieux ?
  • On reste au Canada en mode détermination : Yes We Can !

Trouver un emploi en pleine crise de la COVID-19

On n’est pas du genre à baisser les bras rapidement même si la situation le voulait. Nous avons cette force d’être deux, à nous deux, et de pouvoir se soutenir mutuellement lorsque cela s’avère nécessaire. On se motive, on lâche rien et on plante des graines un peu partout pour l’après COVID-19 et le déconfinement.

La motivation revenue, les bonnes nouvelles s’enchaînent. Première bonne nouvelle, nous avons tous les deux été embauchés pour travailler dans un parc national du Quebec cet été. Alors oui cet été ça ne règle pas le problème de là, maintenant tout de suite. Par contre, ça motive et ça donne de l’espoir pour la suite. En plus, travailler dans un parc national pour des amoureux de nature et de randonnée comme nous, c’est juste la joie ultime. À l’heure où nous avions reçu cette nouvelle, les parcs nationaux étaient fermés. Il fallait attendre mai pour voir l’évolution de la suite des choses. Car certes, c’est un chouette projet mais ça demande une certaine organisation en termes de logement et de véhicule.

Travail en poche

Quelques jours après l’annonce de cette bonne nouvelle, bibo a été engagé pour travailler en tant qu’agent de sécurité COVID-19. Si tu veux savoir en quoi consiste le job en résumé, c’est veiller au respect des consignes et des mesures de sécurité pour prévenir la propagation du virus. Étant donné que qui ne tente rien n’a rien n’est-ce pas, je décide également de postuler pour cette fonction et me vois à mon tour être engagée en tant qu’agent de sécurité COVID-19. Qui l’eut cru, n’est-ce pas ? C’est ça qui est formidable: En voyage et en PVT, Tu as beau tout prévoir, planifier, et anticiper… Il y a une grande part d’imprévus et c’est ça aussi qui fait la beauté du voyage.

Pvt au Canada: Choisir Montréal ou Québec?

Le fait d’avoir trouvé un travail nous avait rassuré pour la suite des choses mais on ne se sentait toujours pas à notre aise à Montréal. Les semaines passaient et cela allait bientôt faire un mois que nous y étions installés. Il était temps pour nous de quitter notre logement dans le centre ville pour en trouver un autre. Ce qu’il faut savoir, c’est que Montréal était et est toujours l’épicentre de la COVID-19 dans la région du Québec.

Il y avait donc un risque que les entrées et sorties de et vers la métropole soient plus compliquées dans un futur proche. On a cherché à louer des appartements en ville mais on n’était pas vraiment convaincus. Au fond de nous, on n’avait pas envie d’aller s’installer au Plateau, dans le quartier de Little Italy ou même dans un autre quartier branché de la ville. Pourquoi n’en profiterions nous pas pour revenir sur une de nos premières idées ? Vivre dans la ville de Québec…

En effet, lors de notre voyage aux Antilles, nous avions hésité à nous installer dans la ville de Québec plutôt qu’à Montréal.
Pourquoi la ville de Québec ? Pour les différentes raisons que nous allons t’énoncer ci-dessous :

  • Plus petite ville très espacée
  • Immersion totale dans la culture québécoise qui soit dit en passant, est juste géniale
  • Proche des plus beaux parcs nationaux du Québec
  • Centre ville plus agréable
  • Beaucoup plus d’espaces verts dans la ville

De plus, nos expériences précédentes nous ont prouvées que nous n’aimons pas faire « comme tout le monde » et se retrouver dans les plus grosses villes d’un pays. Lors de notre PVT en Australie, nous avions pris la décision de commencer notre aventure à Adelaïde. Non pas à Sidney ou à Melbourne comme la plupart des pvtistes décident de faire. Ca nous avait plutôt bien réussi. Alors pourquoi n’avons-nous pas suivi notre instinct ?

 

Pvt au Canada: Le Choix de Québec

On avait tellement entendu de bien de Montréal : Grande ville cosmopolite, dynamique, branchée, pleins d’opportunités d’emploi…Tandis que la ville de Québec nous était plutôt décrite comme une ville « plate », un petit village sympa pour le weekend mais sans plus. Ce qui nous avait le plus freiné était les opportunités au niveau de l’emploi…Nous ne regrettons pas d’avoir commencé par Montréal car une expérience n’est pas l’autre. ça nous aura permis de constater et de voir par nous même que cette ville ne nous correspond pas.

Après réflexion, nous nous sommes donc dit que quitte à  devoir déménager, autant déménager dans la ville de Québec.  Heureusement pour nous, il y avait également une forte demande d’emploi à Québec  dans la même compagnie pour laquelle nous travaillons à Montréal. Ce facteur non négligeable a donc facilité notre prise de décision.

PVT au Canada: Notre nouvelle vie à Québec

Premier constat en arrivant à Québec, le froid. Comment se fait-il qu’il y ait de la neige en plein mois d’avril ? Deuxième constat, l’accent. On avait eu l’occasion d’entendre cet accent québécois qu’on adore. Mais c’est vrai qu’ici, il est beaucoup plus accentué et les expressions ne manquent pas.

Blague à part, nous nous sommes directement sentis bien dans cette adorable ville. Un village ? Certainement pas ! Cette ville est très grande et n’offre pas moins que Montréal en termes de cafés, restaurants et animations…Fin en temps normal.

 

Après avoir fait de multiples missions à gauche et à droite en tant qu’agent COVID, cela fait désormais presque deux mois que nous travaillons tous les deux dans un hôpital. Cette stabilité fait du bien. Elle nous permet de faire des connaissances, d’échanger avec les collègues, d’aider les patients et de se sentir utiles.

 

Début mai, la roue a commencé à tourner. Le moment qu’on attendait tous est enfin arrivé: le DÉCONFINEMENT. Ouverture progressive des commerces, des restaurants pour les livraisons et surtout,  la réouverture des parcs nationaux du Québec. Pour accompagner cela, un magnifique soleil est également présent depuis quelques semaines. On a l’impression de redécouvrir la ville dans laquelle nous sommes installés depuis plusieurs semaines. La semaine on travaille dans un environnement qui nous convient et les fins de semaines (comme on dit içi), on peut s’évader dans des magnifiques coins immergés en pleine nature. On se sent tellement bien ici que nous avons même décidé de renoncer à notre job dans le parc national de la Sépaq. C’est fou non ?

 

Il est très difficile de faire des prévisions sur du long terme car cette situation extraordinaire nous demande une énorme capacité d’adaptation et de flexibilité. On envisage chaque jour un peu plus de rester ici, c’est pour te dire à quel point on s’y sent bien. D’ailleurs à l’heure où on écrit ces lignes, nous avons officiellement décidé de prendre notre courage à deux mains et d’affronter ce légendaire hiver québécois.

PVT au Canada et le recul sur la situation

Ce qu’on veut faire passer comme message à travers cet article c’est que malgré la situation actuelle, nous ne sommes pas à plaindre. Les canadiens sont des personnes adorables, accueillantes, respectueuses et très ouvertes d’esprit. On pense qu’on a eu beaucoup de chance de se trouver dans ce pays lors de la crise du COVID-19.

Une autre chose qui est également importante à souligner est le fait d’arriver avec assez d’économies lorsqu’on débute un PVT. Pour obtenir son visa, le gouvernement canadien n’exige que 2500$ d’économies. Ce n’est pas parce que c’est la somme minimum à avoir sur ton compte que c’est la somme qu’on te conseille d’avoir pour ton arrivée. Le fait de disposer d’assez d’économies te permettra de pouvoir être plus flexible en cas de situation imprévue comme celle que nous sommes en train de vivre actuellement.

L’on peut toujours voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Il t’appartient de décider quelle vision tu souhaites avoir…Cette situation nous aura également permis d’entreprendre de nouveau projets comme la finalisation de notre formation d’accompagnateur de voyage que nous avons tous les deux réussis. Mais aussi, de réfléchir à l’avenir et à nos projets futurs.

Les choses bougent pas mal de notre côté en ce moment. Randonnées, découvertes des parcs nationaux, préparation de road trips et réflexions sur des nouvelles opportunités pour le début de l’hiver.

On se fera un plaisir de te raconter la suite de nos aventures canadiennes dans un prochain article :).

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Mélanie
1 mois il y a

Quelle détermination vous avez ! Je suis impressionnée. Avoir décidé de rester sur place, d’avoir trouvé du travail à Montréal et Québec… Quelle persévérance. J’espère que vous profitez bien dans les parcs nationaux. Bonne continuation

Partir Loin
Administrateur
1 mois il y a
Reply to  Mélanie

Coucou Mélanie,

Merci beaucoup pour ton message, ça fait plaisir.
On a la chance d’avoir pu compter l’un sur l’autre lors des moments de doutes et à l’heure d’aujourd’hui, on ne regrette pas du tout notre choix :). L’été est superbe ici et on profite pleinement des parcs nationaux. C’est un réel bonheur de pouvoir profiter d’une nature aussi abondante.

Nous allons bientôt partir pour deux roadtrips assez différent l’un de l’autre mais qui promettent d’être riches en sensations, paysages et…en marche :).

Merci pour ton passage et à bientôt :).

Antho et Maëva

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